Retour sur l’année 2015 avec une lunette professionnelleRetour sur l’année 2015 avec une lunette professionnellehttp://chad.ca/fr/membres/publications/edito-de-la-chad/18-04-2016/25/retour-sur-lannee-2015-avec-une-lunette-professionnelleRetour sur l’année 2015 avec une lunette professionnelle

​Par ​​Maya Raic, présidente-directrice générale - Être un professionnel en assurance de dommages, c’est détenir un permis d’exercice, c’est respecter un code de déontologie et être responsable de ses actes. C’est faire partie d’une industrie solide et encadrée.

Être un professionnel constitue un avantage indéniable. Pourquoi? Parce que c’est aussi bénéficier d’un mécanisme d’inspection qui permet de corriger ses pratiques, c’est avoir accès à des outils et à des informations pour améliorer son travail au quotidien et c’est parfaire ses compétences par la formation continue. Cette valeur ajoutée doit être maintenue par un encadrement rigoureux assuré par un organisme d’autoréglementation de proximité flexible et spécialisé qui promeut également ce professionnalisme et assure la discipline.

Minimiser l’importance du professionnalisme, c’est négliger près de 15 000 professionnels compétents – agents, courtiers et experts en sinistre – qui risqueraient alors de perdre la confiance de leurs clients et du public. Il n’y a pas de doute, les membres de la ChAD ont avantage à ce que leur profession soit valorisée et reconnue pour ses normes rigoureuses et pour sa volonté constante d’amélioration. Un retour sur le bilan de la ChAD en 2015.

 


Définir le professionnalisme

La ChAD contribue à définir le professionnalisme en préconisant une culture de conformité au moyen d’une approche préventive. Depuis 2005, nous avons bonifié notre programme d’inspection en procédant à des vérifications plus approfondies. Dans le but de pallier les lacunes observées, les constats de première ligne font souvent l’objet d’outils ou de rappels déontologiques. Par ailleurs, nous souhaitons revisiter nos pratiques afin d’ajuster les inspections en fonction de la taille des cabinets.

Toujours en vue d’améliorer les pratiques professionnelles, la ChAD reste ancrée dans la réalité de ses membres. C’est ainsi que nous assurons la pertinence des actions préventives mises en place. Cette proximité avec l’industrie se concrétise de diverses façons, notamment au sein des comités de la ChAD, composés de membres actifs qui définissent les enjeux et les outils pertinents pour y répondre, ou lors d’événements comme le forum que nous avons organisé.

Cette année, la ChAD a également orchestré une tournée auprès de dirigeants de bannière, de cabinets de courtage, de grossistes, d’assureurs et de cabinets d’expertise en règlement de sinistres en vue de cerner leurs préoccupations et les tendances qui y sont observées. L’information obtenue dans le cadre de ces échanges a aussi alimenté notre réflexion quant à la révision de la Loi sur la distribution de produits et services financiers (LDPSF). Certes, notre bagage de connaissances spécialisées, conjugué à de l’ouverture et à l’écoute des besoins des membres, confèrent de la crédibilité à nos recommandations formulées en réponse au rapport. Les éléments présentés dans le mémoire de la ChAD sont capitaux pour améliorer l’encadrement actuel et protéger adéquatement le public.

Enfin, la ChAD multiplie ses canaux et outils de communication – infolettre, magazine, médias sociaux, site Web, L’Édito de la ChAD – pour maintenir cette relation de proximité et assurer la transparence de ses actions. En 2016, la ChAD poursuivra son virage numérique afin de répondre aux besoins changeants des membres.

Par des moyens divers – inspections, outils, activités de communication, échanges, événements –, la ChAD promeut une culture de conformité, le maillon clé dans la définition du professionnalisme.


Parfaire le professionnalisme

Le professionnalisme s’appuie sur le maintien, voire le perfectionnement des connaissances et des compétences par la formation continue. Forte de son expertise en conformité, la ChAD offre 3 % des unités de formation continue octroyées dans l’industrie, et s’assure de la pertinence de l’ensemble des contenus proposés sur le marché. D’ailleurs, bien que 15 % des unités de formation doivent être obtenues en Conformité, les formations offertes dans cette catégorie dépassent à peine 5 % de l’offre.

En raison de lacunes récurrentes observées en déontologie depuis plusieurs années et de la nécessaire connaissance des lois, règlements et codes qui encadrent la profession, nous avons jugé nécessaire de rendre obligatoire une formation uniforme sur ce sujet pour tous les membres. Cette proposition a été entérinée par le ministre des Finances et enchâssée dans le Règlement sur la formation continue obligatoire de la Chambre de l’assurance de dommages en 2015. Le cours obligatoire Cap sur la conformité : votre devoir d’informer, d’expliquer et de conseiller sera le premier offert en ligne pour la période de référence 2016-2017.


Promouvoir le professionnalisme

Il n’est pas surprenant d’apprendre que 89 % des Québécois jugent important qu’un organisme comme la ChAD soit chargé spécifiquement d’encadrer la déontologie des agents et des courtiers en assurance de dommages ainsi que des experts en sinistre1. Le professionnalisme de l’industrie gagne en effet à être connu.

Nous avons ainsi lancé une nouvelle campagne Web pour renforcer l’image de la profession et améliorer la confiance du public envers les professionnels, de même que publié des articles-conseils. De plus, deux outils ont été créés cette année pour renseigner les membres et les consommateurs sur l’assurance de copropriété. Dans la même optique, les membres peuvent dorénavant utiliser le logo de la ChAD afin d’afficher leur professionnalisme auprès de leur clientèle.


Assurer la discipline

Force est de constater que malgré tous les efforts de prévention consentis, les mesures coercitives sont parfois nécessaires. Par ailleurs, 98 % des membres jugent important que la ChAD impose des mesures disciplinaires2. Le Bureau du syndic assure l’équité quant au respect des obligations déontologiques, mais il permet aussi d’éviter que l’image de l’ensemble des professionnels soit ternie. Le professionnalisme et l’encadrement agissent en synergie pour garantir la protection du public.


En 2016, nous poursuivrons notre dialogue avec le ministère des Finances et l’industrie quant aux recommandations formulées dans le cadre de la révision de la LDPSF, et ce, afin de s’assurer que le professionnalisme et la protection du public restent au cœur de la législation. Nous poursuivrons les investissements nécessaires à l’amélioration de nos systèmes informatiques, ce qui nous permettra non seulement d’accroître notre efficacité organisationnelle, mais aussi d’alimenter notre approche préventive visant à intégrer les pratiques déontologiques dans le quotidien de nos membres. Définir, parfaire, promouvoir et discipliner. Nul doute que le professionnalisme s’inscrit dans notre mission : la protection du public.


1. La notoriété et la perception du public envers la ChAD et sa mission, sondage réalisé par Ad hoc recherche pour la ChAD auprès de 600 Québécois, décembre 2014.
2. Image de la ChAD auprès des membres, sondage réalisé par Léger pour la ChAD auprès de 500 membres de la ChAD, février ​2015.

18/04/2016 04:00:000x0100F39089C4394B43D29606F78A48696B44010101010301002F1286983752274A81A88C570384EFFD18/04/2016 21:04:33