La relève : comment l’attirer et la retenir?La relève : comment l’attirer et la retenir?http://chad.ca/fr/membres/publications/edito-de-la-chad/17-10-2016/34/la-releve-comment-lattirer-et-la-retenirLa relève : comment l’attirer et la retenir?

​Par Maya Raic, présidente-directrice générale - Emploi-Québec estime que près de 721 700 emplois seront disponibles au Québec d’ici 2019, dont environ les trois quarts pour le remplacement des départs à la retraite; sur un plus long terme, l'organisme évalue ce besoin à 82,5 %. La rareté de la main-d’œuvre devrait toucher particulièrement certaines professions et certaines régions1.

De manière générale, les gens d’affaires s’inquiètent de cette pénurie croissante. L’industrie de l’assurance de dommages ne fait pas exception à la règle. En 2015, près de la moitié des professionnels certifiés sont âgés de 45 ans et plus. Pourvoir les postes que ces personnes laisseront vacants d’ici quelques années nécessite que des plans d’action soient élaborés dès maintenant! Dès sa création, la ChAD avait envisagé cette perspective et a mis en place plusieurs actions pour attirer et retenir la relève de l’industrie. En voici trois exemples.

En valorisant les carrières et l’industrie

Une manière de s’assurer d’attirer des candidats dans l’industrie passe notamment par la valorisation des carrières et des gens qui s’y trouvent. En 2002, la ChAD a contribué à mettre sur pied un organisme indépendant dont la mission était justement d’attirer et de soutenir la relève en faisant la promotion des carrières dans l’industrie et en revalorisant l’image des personnes qui y œuvrent. La Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages (Coalition) est née de cette impulsion et grâce à la participation de toute l’industrie. Depuis maintenant plus de deux ans, je représente la ChAD au conseil d’administration de la Coalition.

Par ailleurs, le travail que la Coalition réalise sur le terrain auprès de la relève est remarquable, notamment grâce aux nombreux ambassadeurs, des professionnels certifiés pour la plupart, qui savent témoigner avec authenticité et crédibilité sur les mille et une manières de s’orienter en assurance. Et c’est avec brio qu’ils font la promotion de leurs carrières et de l’industrie.

De son côté, la ChAD axe une partie de ses actions de sensibilisation auprès des Québécois en leur rappelant qu’ils font affaire avec des professionnels formés, certifiés et encadrés par un organisme indépendant spécialisé. Pourquoi? Parce qu’aux yeux des Québécois, ce sont des avantages qui concourent à une meilleure perception de l’industrie, contribuant également à y attirer des talents. La fierté du professionnalisme est un facteur sous-estimé d’attrait de talents dont l’industrie pourrait tirer grand avantage.

En proposant de la formation continue

La rareté de main-d’œuvre pourrait aussi avoir comme conséquence d’accroître la concurrence entre les différents employeurs. Par exemple, le quart des travailleurs canadiens de la génération des « milléniaux ​​​» envisagent de changer d’entreprise au cours de l’année, et plus de deux sur trois entendent le faire d’ici 2020. Doit-on rappeler que cette génération représente actuellement le quart du bassin de recrutement et qu’elle continuera d’arriver en masse sur le marché du travail dans les prochaines années?

Pour contrer les effets de décroissance de main-d’œuvre, l’industrie ne devra pas seulement attirer des recrues, elle devra également les retenir. Il lui faudra donc déployer des incitatifs pour conserver ses employés. Selon les spécialistes des ressources humaines, parmi les stratégies gagnantes se trouvent notamment les possibilités de développement de carrière et l’existence d’une culture de formation continue.

L’obligation de formation continue représente donc un élément positif et les certifiés peuvent en tirer profit pour maintenir et développer leurs compétences. La ChAD leur offre la possibilité de faire progresser leur carrière en obtenant les titres de Courtier d’assurance agréé (C.d’A.A.) ou de Courtier d’assurance associé (C.d’A.Ass.) de la ChAD. Ils peuvent également approfondir leur expertise en suivant les formations aux titres de PAA, de FPAA, de CRM.

​​En soulignant la reconnaissance des pairs

La reconnaissance, notamment celle des pairs, est un autre élément qui permet de retenir les meilleurs talents. Consciente de cette réalité, la ChAD remet ainsi chaque année, depuis 2000, le prix Marcel-Tassé à des recrues œuvrant dans l’industrie depuis moins d’un an qui se démarquent par leur personnalité, leurs aspirations professionnelles et leur implication au sein de l’industrie. Jugés par un comité composé de professionnels expérimentés et d’administrateurs, les récipiendaires ne manquent jamais de souligner l’importance d’un tel prix qui, pour eux, est synonyme de visibilité, de fierté et de reconnaissance de l’industrie, à l’instar de Charlotte Piché et Delphine Coiteux, lauréates des prix Marcel-Tassé 2016. Pour les nouvelles recrues, ce prix représente aussi la possibilité d’ouvrir des portes et de faire progresser leur carrière.

La période de candidatures aux pri Marcel-Tassé 2017 est d’ailleurs en cours; encouragez donc les nouveaux certifiés au sein de vos cabinets à soumettre leur candidature en se rendant à chad.ca/prix.

1. Damak, Lassad et Hajoui, Youssef, économistes et économètres. Emploi-Québec. (2016, juillet). Le marché du travail et l’emploi par industrie au Québec. Perspectives à moyen (2015-2019) et à long terme (2015-2024) [en ligne]. ​

17/10/2016 04:00:000x0100F39089C4394B43D29606F78A48696B44010101010301002F1286983752274A81A88C570384EFFD20/10/2016 13:01:57