Les lauréats des prix Marcel-Tassé 2017 répondent à nos questions Les lauréats des prix Marcel-Tassé 2017 répondent à nos questions http://chad.ca/fr/membres/publications/edito-de-la-chad/11-04-2017/39/les-laureats-des-prix-marcel-tasse-2017-repondent-a-nos-questionsLes lauréats des prix Marcel-Tassé 2017 parlent

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Par ​Maya Raic, présidente-directrice générale ​​- ​En ​2016, alors que l’industrie a accueilli plus de 1 000 nouveaux professionnels, plus du quart des représentants étaient âgés de 55 ans et plus1. Ils représentaient un peu plus de 21 % en 20112. Au cours des prochaines années, les départs à la retraite ne devraient cesser d’augmenter et l’industrie prévoit des centaines de postes à pourvoir. Pour compenser ces mouvements de personnel, l’industrie doit mettre en place des actions pour attirer et retenir des recrues passionnées et dynamiques.

Cet enjeu n’est pas nouveau. En effet, dès sa création, la ChAD l’avait anticipé et avait décidé de mettre en place des actions pour y faire face. C’est ainsi que l’idée de remettre un prix soulignant l’excellence et le leadership de la relève a rapidement émergé et que les prix Marcel-Tassé ont été créés. Chaque année, la remise des prix Marcel-Tassé offre la possibilité d’en savoir plus sur les aspirations et la motivation qui animent la relève de l’industrie. Pourquoi choisir de faire carrière en assurance de dommages? À quoi ressemblera l’avenir de cette industrie? Et comment la relève entrevoit-elle son rôle?

​​​​​​David Mollet, courtier en assurance de dommages, lauréat du prix Marcel-Tassé 2017 volet spécialisé, et Alexandre Lessard, courtier en assurance de dommages des particuliers, lauréat du prix Marcel-Tassé 2017 volet général, se sont prêtés au jeu des questions. Voici leurs réponses.


Volet spécialisé en assurance de dommages

​​David Mollet


Courtier en assurance de dommages
Assurart inc.
AEC en assurance de dommages 
Cégep Beauce-Appalaches
 

Volet général

Alexandre Lessard


Courtier en assurance de dommages des particuliers
PMA Assurances
Baccalauréat en communication sociale​
Université du Québec à Trois-Rivières 

​Q. Pourquoi avoir choisi l’assurance de dommages?​​
R. Après plusieurs années dans le monde du spectacle, de la télévision et de la musique, les difficultés de percer dans cette industrie m’empêchaient d’exprimer pleinement mes compétences. J’avais besoin de nouveaux défis, tout en transférant mes connaissances. Tous les domaines ont besoin d’être assurés. Le milieu artistique aussi, mais il se sent souvent mal compris par le secteur financier et il le comprend mal en retour. En devenant courtier et en me spécialisant dans le domaine des arts, je peux éduquer et conseiller des gens et contribuer à revaloriser l’image de l’industrie.


Q. Un mot qui décrirait bien l’industrie de l’assurance de dommages, selon vous?
R. L’assurance de dommages est une industrie noble et ce, grâce à la ChAD. Le fait que nous soyons encadrés, que nous devions suivre un code de déontologie et une réglementation, et que nous devions nous former en continu apporte une crédibilité à notre profession. ​


Q. Quelle importance donnez-vous à l’implication?
R. . L’implication me permet de redonner à ma communauté. Pendant ma démarche de réorientation, j’ai découvert le site de la Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages qui vulgarise très bien les carrières de l’industrie. C’est en consultant leur site que j’ai compris ce que je pourrais apporter de plus à l’industrie : devenir ambassadeur pour partager mon expérience de réorientation de carrière. J’aimerais dire aux gens que si un artiste comme moi peut s’intéresser à l’assurance, alors tout le monde peut s’y intéresser.


Q. Quels sont vos objectifs professionnels?
R. Dans un avenir proche, j’aimerais obtenir ma certification de courtier en Colombie-Britannique et en Alberta, pour pouvoir exercer dans les quatre principales provinces dans mon secteur (j’ai déjà mon titre de courtier en Ontario).

J’aimerais développer des webinaires ou des conférences pour conscientiser les entrepreneurs en démarrage à l’importance d’être bien assuré. Surtout dans les domaines où l’on serait moins porté à s’assurer, comme c’était le cas de plusieurs de mes clients pour qui c’était une première assurance. Je souhaite également continuer à soutenir l’expansion du cabinet qui m’emploie et maintenir les liens que nous avons réussi à créer dans le milieu musical. J’irai éventuellement suivre les cours du PAA pour devenir gestionnaire.


Q. Comment entrevoyez-vous l’avenir de l’industrie?
R. J’espère que cette image de vendeur sous pression qui fait du porte à porte disparaîtra enfin. Même si une partie de mon travail est fondée sur la sollicitation de clients, je ne suis pas là pour leur vendre des produits à tout prix. Je prends le temps de les écouter pour bien cerner leurs besoins et pouvoir les conseiller adéquatement. J’aimerais faire passer le message au public que nous sommes là pour eux, pour les aider à régler leurs problèmes, les libérer de leurs doutes et que nos conseils sont plus importants que le prix.


Q. Pour finir, pourquoi avez-vous posé votre candidature pour le prix Marcel-Tassé?
R. Pour la visibilité que cela offre tant sur le plan individuel que pour le cabinet où je travaille. Également pour le défi lui-même de dresser le bilan de ma première année en tant que professionnel, afin de me fixer de nouveaux objectifs à atteindre.

​De plus, le prix Marcel-Tassé n’est pas un prix comme les autres car il ne récompense pas uniquement les performances, il souligne aussi la qualité de notre démarche. C’est également la tribune parfaite pour parler de réorientation de carrière. Je voudrais dire aux personnes qui hésiteraient à changer de carrière que l’assurance de dommages n’est pas un domaine ennuyeux et que l’on peut y transférer facilement notre bagage de connaissances.

Q. ​Pourquoi avoir choisi l’assurance de dommages?
R. Je connaissais un peu le domaine grâce à mon père qui y œuvre comme technicien en prévention incendie. Lors de ma dernière session universitaire, j’ai réalisé un stage de trois mois en communication auprès de la haute direction du cabinet où je suis aujourd’hui. J’ai découvert que c’est une industrie sous-estimée dans son importance. Souvent, les clients achètent par rapport à un prix, je les conscientise au fait que les protections sont plus importantes.


Q. Un mot qui décrirait bien l’industrie de l’assurance de dommages, selon vous?
R. En évolution. D’abord, parce que chaque année, de nouveaux produits sont offerts, par exemple. Mais surtout en évolution en raison des nombreux départs à la retraite. Les courtiers les plus expérimentés agissent comme mentors auprès des nouveaux pour transférer leurs connaissances. L’assurance de dommages est une industrie qui a compris que sa main-d’œuvre est importante, mais ce sont surtout les connaissances et l’expérience de cette dernière qui importent le plus. Le vent de changement qui souffle met l’accent sur l’importance de transmettre ces savoirs aux nouvelles générations.


Q. Quelle importance donnez-vous à l’implication?
R. Pour le moment, j’œuvre beaucoup au sein de mon cabinet. Même si cela ne fait qu’un an que je suis courtier, je suis déjà un « courtier d’expérience » par rapport aux recrues arrivées après moi. Ces nouveaux courtiers m’accompagnent lors de mes appels par exemple, pour se former sur cet aspect de notre travail. Je participe également à la révision de certains outils et processus des normes de souscription d’un assureur.


Q. Quels sont vos objectifs professionnels?
R. C’est certain qu’à court terme, je me donne encore le temps d’en apprendre plus, tout en restant ouvert à toutes les possibilités. Cependant, à moyen terme j’aimerais améliorer mes compétences de formateur et à long terme, peut-être diriger une équipe.


Q. Comment entrevoyez-vous l’avenir de l’industrie?
R. Chaque nouvelle année amène son lot de mises à jour et de changements; c’est dur de prévoir. Mais j’ose espérer que nous parviendrons à changer la vision que les clients portent sur notre milieu. L’assurance de dommages n’est pas un domaine plate composé de gens qui ne sont pas passionnés. Bien au contraire!

Je souhaite également que l’on arrivera à convaincre les gens de s’intéresser au contenu de leurs protections bien davantage qu’au prix.


Q. Pour finir, pourquoi avez-vous posé votre candidature pour le prix Marcel-Tassé?
R. Au départ, c’est ma directrice qui m’en a parlé et m’a poussé à m’inscrire. Je me suis reconnu dans les critères d’admissibilité et j’ai déposé ma candidature. C’est une marque de reconnaissance pour tout ce que j’ai accompli en cette première année comme professionnel et qui m’encourage à poursuivre dans l’avenir. C’est aussi un prix qui démontre que l’industrie est dynamique et fait attention à son milieu et à sa relève.


Je suis heureuse de constater qu’une relève dynamique et motivée œuvre dans l’industrie. Des modèles comme David et Alexandre sont très certainement inspirants pour l’avenir de l’assurance de dommages.


1. Chambre de l’assurance de dommages, Rapport annuel 2016, « portrait des membres », p.3.
2. Chambre de l’assurance de dommages, Rapport annuel 2011, « portrait des membres ».

11/04/2017 04:00:000x0100F39089C4394B43D29606F78A48696B44010101010301002F1286983752274A81A88C570384EFFD13/04/2017 13:50:21