Sans risque, pas d’assurance de dommagesSans risque, pas d’assurance de dommageshttp://chad.ca/fr/membres/publications/articles-conseils-pour-les-consommateurs/349/sans-risque-pas-dassurance-de-dommages

​Incendie, dégât d’eau, vol… Ces risques sont étudiés en détail par les professionnels de l’assurance des dommages. Ils les quantifient, étudient les probabilités et déterminent le coût moyen des dégâts qu’ils provoquent. Ces risques, ils les gèrent au quotidien afin de vous aider à mieux protéger vos biens. C’est ce qu’on appelle la répartition des risques, un concept clé à la base de votre assurance habitation comme de votre assurance automobile.

 

Tout commence par la répartition des risques

Répartir les risques, c’est répartir entre un ensemble de personnes, les pertes et les dommages subis par quelques-unes d’entre elles. «Dans chaque compagnie d’assurance, les primes payées par les assurés alimentent, en quelque sorte, un grand pot commun, dans lequel sont ensuite pigées les indemnités versées pour les pertes subies par un ou plusieurs d’entre eux», illustre Me Jannick Desforges, directrice affaires institutionnelles et conformité à la Chambre de l’assurance de dommages.

Les probabilités fondent le concept de répartition des risques: moins vous avez la probabilité de faire une réclamation, et donc de puiser dans le fonds commun, moins cher sera le montant de votre prime d’assurance, et vice versa. Pour établir cette probabilité et définir la tarification de vos différentes protections, les compagnies d’assurance se basent sur des statistiques. «C’est la raison pour laquelle lorsque vous magasinez une assurance, votre représentant vous demande notamment votre âge, votre sexe, votre dossier de crédit, la marque de votre voiture dans le cas d’une assurance automobile, ou l’année de construction de votre maison en assurance habitation», donne en exemple Me Desforges.

Au sein de chaque compagnie d’assurance, les actuaires ou gestionnaires de risques réalisent différentes études statistiques, comme vos probabilités à faire une réclamation, la fréquence des sinistres, leur coût moyen, etc. Ces études permettent aux assureurs de sélectionner les risques qu’ils acceptent de couvrir, de déterminer les limitations et les exclusions et d’établir le montant de votre prime.

 

Comment connaître les risques?

Vous habitez dans une zone considérée à risque en matière de refoulement d’égout, mais, pour diminuer le coût de la prime, vous ne souhaitez pas ajouter cet avenant à votre contrat d’assurance habitation? «Votre représentant doit vous informer et vous conseiller. Dans cet exemple, son rôle est de vous dire que les dégâts d’eau sont aujourd’hui la première cause des réclamations en assurance de dommages et que les risques en matière de refoulement d’égout sont particulièrement importants dans votre quartier», observe Me Desforges. Vous hésitez à ajouter à vos garanties, l’avenant pour tremblements de terre? Là encore, votre représentant pourra vous aider à prendre votre décision en soulignant que les probabilités de ces dommages sont, par exemple, très faibles dans votre région. «Les produits d’assurance sont effectivement de plus en plus des produits à la carte, ce qui nécessite beaucoup plus de conseils auprès des consommateurs», souligne Me Desforges.

 

Une répartition de risques en perpétuelle évolution

«Il y a cinquante ans au Québec, les assureurs se préoccupaient peu de refoulement d’égout. À l’époque, ils se concentraient sur le risque incendie» remarque Me Desforges. Aujourd’hui, l’augmentation des dégâts d’eau, l’intensification des catastrophes naturelles et l’émergence de nouveaux risques sont au cœur des études réalisées par les professionnels de l’industrie. Leur objectif : permettre à l’assurance de dommages de continuer à jouer son rôle au quotidien, en offrant à chaque consommateur, la possibilité de protéger ses biens et d’obtenir réparation en cas de sinistre.

26/08/2014 13:17:48