Les catastrophes naturelles nous causent bien du tortLes catastrophes naturelles nous causent bien du torthttp://chad.ca/fr/membres/publications/articles-conseils-pour-les-consommateurs/343/les-catastrophes-naturelles-nous-causent-bien-du-tort

Pluies torrentielles, tempêtes de verglas, grêle, vent… les catastrophes sont de plus en plus fréquentes. Une tendance qui n’est pas sans conséquence pour le monde de l’assurance de dommages. Les réclamations sont en hausse tout comme les primes des assurés.

En 2015, le réassureur Swiss Re a comptabilisé 198 catastrophes naturelles mondiales, ce qui représenterait, selon cette société, un record pour une seule année. Cette tendance en croissance ces dernières années, qui n’est pas sans épargner notre belle province, influence lourdement les assureurs de même que les consommateurs. Et selon les météorologues, cela ira en s’accentuant.


Plus d’indemnités versées

Les chiffres sont alarmants. Le gouvernement canadien prévoit que les événements climatiques lui coûteront plus de 900 millions par an au cours des cinq prochaines années. Chez les assureurs, la catastrophe la plus importante et la plus coûteuse enregistrée au Canada a été la pluie torrentielle qui a inondé les villes du sud de l’Alberta en juin 2013, causant 1,74 milliard de dollars de dommages assurés. Les pluies diluviennes qui ont frappé Toronto et le sud de l’Ontario le mois suivant ont coûté 940 millions de dollars de dommages, et la tempête de verglas qui s’est abattue sur le sud de l’Ontario et l’est du Canada à la fin de la même année a coûté 200 millions de dollars. En tout, pour l’année 2013, ce sont plus de 3,2 milliards de dollars qui ont été versés pour des sinistres attribuables aux conditions météorologiques extrêmes : un record au Canada, selon le BAC.


Des primes à la hausse pour les assurés

Une plus grande fréquence des désastres naturels et leur gravité accrue se répercute directement sur les consommateurs qui accusent chaque année de nouvelles hausses de leurs primes d’assurance habitation et automobile, une tendance qui risque de se maintenir dans les années à venir.


Le climat change, les protections aussi

La multiplication de ces événements climatiques change aussi la donne en matière de protections. Aujourd’hui, les dégâts causés par l’eau sont la première cause de réclamation en assurance habitation. Pour mieux traiter ces risques, l’avenant « dommages d’eau » a été scindé en deux avenants différents. L’avenant Dommages d’eau – Eau du sol et égouts a été mis en place pour protéger les consommateurs des dégâts au niveau du sol, à l’image d’un refoulement d’égout. L’avenant Dommages d’eau – Eau au-dessus du sol vous protège, par exemple, pour les dommages causés par les infiltrations d’eau par le toit. En revanche, il n’existe encore aucune protection d’assurance au Québec contre la crue d’une rivière. Discutez avec votre représentant en assurance de dommages pour vous informer sur chacun des avenants et les faire ajouter, au besoin, à votre assurance habitation.


Des dégâts majoritairement couverts par votre assurance habitation

Même si les protections offertes par les différents contrats d’assurance évoluent avec la multiplication des incidents météorologiques, il est important de noter que la majorité de ces dégâts sont couverts par votre police d’assurance habitation de base. Une tempête de vent a ravagé une partie de votre maison et emporté les meubles de jardin qui étaient sur votre terrasse? Les frais de nettoyage, de reconstruction ainsi que vos biens seront couverts. En 2013, les dommages causés par la grêle et le vent à une toiture ayant atteint sa durée de vie utile ont toutefois été exclus de certains contrats d’assurance habitation. Pour savoir si votre toiture est encore assurée en cas de dommages causés par la grêle ou le vent, communiquez avec votre professionnel en assurance de dommages. N’hésitez surtout pas à lui poser toutes vos questions pour avoir l’heure juste sur vos protections en cas de catastrophe naturelle.


Les questions à poser à votre professionnel

Vous possédez une piscine hors-terre dans votre cour, comment celle-ci sera-t-elle assurée en cas de tempête? Si votre toit s’effondre à cause du poids de la neige, serez-vous indemnisé? Pourrez-vous obtenir réparation si vos aménagements paysagers sont détruits par le verglas? Et si un tremblement de terre survient, vos biens seront-ils protégés? N’oubliez pas d’aborder ces questions avec votre représentant en assurance de dommages, car certains de ces sinistres peuvent faire l’objet de clauses supplémentaires qu’il vous faudra ajouter à votre contrat sous forme d’avenant.


Prévenir plutôt que guérir

L’augmentation de la fréquence des dégâts d’eau causés par certains phénomènes naturels pourrait éventuellement occasionner une hausse du coût des primes ou entraîner une modification de certaines garanties sous forme d’avenant. Les dommages pourraient même ne plus être indemnisés.

Afin d’atténuer le choc de ces désastres climatiques, les professionnels de l’assurance de dommages misent notamment sur la prévention. Certains comités ont vu le jour pour étudier les impacts et trouver des solutions. Par exemple, en Ontario, un projet pilote a permis de distribuer des barils de récupération d’eau de pluie à plus de 1 000 propriétaires, ce qui a soulagé les infrastructures d’égouts pluviaux de 207 000 litres d’eau. Double bénéfice, cette eau a ensuite pu être utilisée pour arroser pelouses et jardins. Au Québec, certains écoquartiers offrent également la possibilité à leurs résidents de réserver des barils de récupération d’eau de pluie.

N’hésitez pas à faire appel à votre représentant en assurance de dommages. Ses conseils en matière de prévention peuvent vous aider à mieux protéger votre patrimoine.

20/04/2016 14:01:29