L’étude d’Option consommateurs retient l’attention des médiasL’étude d’Option consommateurs retient l’attention des médiashttp://chad.ca/fr/membres/publications/actualites/12-12-2016/151/letude-doption-consommateurs-retient-lattention-des-mediasL’étude d’Option consommateurs retient l’attention des médias

​​​​Au début du mois de décembre, Option consommateurs a dévoilé une étude sur la distribution de produits d’assurance en ligne, apportant un éclairage majeur sur la manière de protéger les consommateurs souhaitant utiliser ce mode de distribution. Présentée à la Chambre de l’assurance de dommages et à la Chambre de la sécurité financière, cette étude offre de nouveaux éléments de réflexion dans le contexte de la révision de la LDPSF.

​​Cette étude a retenu l’attention des médias. Me Annik Bélanger-Krams d’Option consommateurs était d’ailleurs invitée à l’émission RDI Économie du 7 décembre pour présenter l’étude qu’elle a réalisée et rédigée.

​​

Si la vente en ligne n’est pas encore aussi répandue au Québec qu’elle peut l’être déjà en Europe où près de sept Britanniques sur dix ont déjà acheté un produit d’assurance automobile en ligne, l’avocate a toutefois souligné que le sujet mérite que l’on s’y penche tant les risques des consommateurs peuvent être importants. « Une des principales inquiétudes est que ce sont des produits très complexes, a-t-elle déclaré. Ce ne sont pas des biens de consommation courante. Les consommateurs ne connaissent pas bien les produits, souvent ce sont des profanes; alors que les intermédiaires, les intervenants du milieu, sont des professionnels et des initiés. Il y a donc un risque d’asymétrie informationnelle. » Me Bélanger-Krams a également réitéré les risques de surassurance, sous-assurance ou d’absence de couverture auxquels peuvent ainsi s’exposer les consommateurs.

​​Le journaliste Gérald Fillion s’est également intéressé aux trois recommandations qui ont aussi particulièrement retenu l’attention de la ChAD soit : 

  • l’importance de l’intervention d’un représentant certifié afin de réviser la souscription remplie en ligne par le consommateur (la souscription hybride), 
  • l’allègement du fardeau de divulgation en faveur du consommateur, 
  • l’encadrement des sites de comparaison de prix.

​​Pour en savoir plus, visionnez la vidéo de RDI Économie.


L’assurance en ligne : trop complexe, trop risqué

​​Dans sa chronique de La Presse du 1er décembre, la journaliste Stéphanie Grammond partageait elle aussi ses inquiétudes : « l’assurance n’est pas un produit comme les autres. C’est une bête complexe que les consommateurs peinent à maîtriser » rappellait-elle après avoir pris connaissance du rapport d’Option consommateurs.

​​Certes, la vente d’assurance en ligne est un incontournable. Mais avant de s’y rendre, « […] il faudrait bonifier le cadre réglementaire pour s’assurer que les consommateurs sont aussi bien protégés qu’en Europe où la vente d’assurances sur le Web est en plein essor » souligne-t-elle.

​​La ChAD espère que le législateur québécois entende les préoccupations formulées par Stéphanie Grammond et s’inspire de l’ensemble des 16 recommandations formulées par Option consommateurs dans son étude. L’évolution rapide des technologies actuelles, et de celles à venir, nécessite un encadrement souple au cœur duquel la protection du public est la priorité.

​​Pour en savoir plus, consultez le communiqué de la ChAD​ diffusé le 1er décembre.

12/12/2016 05:00:0005/01/2017 15:01:45