La réalité de la clientèle immigrante La réalité de la clientèle immigrante http://chad.ca/fr/membres/pratique-professionnelle/conformite-boite-a-outils/role-conseil/390/la-realite-de-la-clientele-immigrante

​​Chaque année, le Québec accueille en moyenne plus de 50 000 nouveaux immigrants permanents1 et un nombre équivalent de résidents temporaires.

Des besoins différents?
En matière de souscription des risques, les besoins ne varient pas particulièrement entre un citoyen québécois et un nouvel arrivant. Ce sont plutôt les besoins en matière d’éducation et d’information qui diffèrent. Dans certaines cultures, l’assurance n’est pas obligatoire et l’évaluation des risques complètement différente. Par exemple, dans certains pays, les maisons étant majoritairement construites avec des blocs de ciment, les risques d’incendie sont quasi nuls. De plus, l’absence de sous-sol limite grandement les sinistres causés par les dégâts d’eau, la cause première des réclamations au Québec.

​L’assurance automobile, qui est obligatoire, constitue une porte d’entrée pour informer le client des risques qu’il encourt s’il ne souscrit pas une assurance habitation.


​Historique d’assurance inexistant
L’un des enjeux majeurs pour le nouvel arrivant consiste à trouver un assureur qui accepte de le protéger en l’absence d’un historique de crédit, de conduite et d’assurance, et parfois même d’un emploi.

​La question de l’historique est moins critique en assurance habitation qu’en assurance automobile où une preuve d’assurance est exigée lors de la souscription. Or, certains assureurs acceptent dorénavant une preuve d’assurance ou une lettre de recommandation de l’assureur du pays d’origine pour offrir un produit à un coût adapté à l’historique.

De l’importance des explications
Une des principales qualités requises pour traiter avec la clientèle immigrante est la capacité de vulgariser, d’expliquer et de conseiller.

​Par ailleurs, la barrière de la langue n’exempte pas le représentant de ses obligations de recueillir l’information nécessaire afin que l’assureur puisse évaluer le risque à couvrir. Le représentant doit également être en mesure de donner tous les conseils adaptés à la situation du client et lui expliquer les protections prévues à son contrat. Dans certains cas, le représentant pourrait faire appel à un intermédiaire (famille, interprète, ami), du moment que l’assuré y consent.

​Bien que la clientèle immigrante requière un soutien accru dans l’achat d’un contrat d’assurance, le devoir de conseil et d’explication est une obligation déontologique dont tous les clients bénéficient, que ce soit un immigrant, une personne en provenance d’une autre province, ou même pour un nouveau conducteur qui assure son véhicule pour la première fois. Voilà une autre occasion d’appliquer le rôle-conseil des professionnels de l’industrie et ainsi de contribuer à hausser la cote de confiance du public à leur égard.


1. ​Bulletin statistique sur l’immigration permanente au Québec, Direction de la recherche et de l’analyse prospective, ministère de l’Immigration, Diversité et Inclusion, 30 avril 2014.

17/02/2015 15:51:51http://docs.chad.ca/SiteCollectionDocuments/2014-12-chadpresse-clientele-immigrante.pdf