Sans risque, pas d’assurance de dommagesSans risque, pas d’assurance de dommageshttp://chad.ca/fr/consommateurs/bien-sassurer/349/sans-risque-pas-dassurance-de-dommagesSans risques, pas d'assurance

Dégât d’eau, incendie, vol… Ces risques sont étudiés en détail pour déterminer les probabilités qu’ils surviennent et le coût moyen des dégâts qu’ils provoquent. C’est ce qu’on appelle la répartition des risques, un concept clé à la base de votre assurance habitation comme de votre assurance automobile.


Tout commence par la répartition des risques

Répartir les risques, c’est répartir entre un ensemble de personnes, les pertes et les dommages que certaines d’entre elles subissent. C’est un peu comme si, chez chaque assureur, les primes payées par la totalité des assurés alimentent, en quelque sorte, une grande cagnotte commune dans laquelle sont ensuite pigées les indemnités versées pour les pertes subies par un ou plusieurs d’entre eux.

Les probabilités fondent le concept de répartition des risques : moins vous avez la probabilité de faire une réclamation, et donc de puiser dans la cagnotte, moins le montant de votre prime d’assurance sera élevé, et vice versa. Pour établir cette probabilité et définir la tarification de vos différentes protections, les assureurs se basent sur des statistiques. C’est la raison pour laquelle, lorsque vous magasinez une assurance, l’agent ou le courtier avec qui vous faites affaire vous demande votre âge, votre sexe, votre dossier de crédit, la marque de votre voiture dans le cas d’une assurance automobile, ou l’année de construction de votre maison en assurance habitation, entre autres choses.

Au sein de chaque assureur, on retrouve des actuaires ou des gestionnaires du risque qui réalisent différentes études statistiques, comme vos probabilités à faire une réclamation, la fréquence des sinistres, leur coût moyen, etc. Ces études permettent aux assureurs de sélectionner les risques qu’ils acceptent de couvrir, de déterminer les limitations et les exclusions et d’établir le montant de votre prime.


Se protéger contre les risques importants

Les produits d’assurance sont de p​lus en plus des produits à la carte, ce qui nécessite beaucoup plus de conseils auprès des consommateurs. L’agent ou le courtier doit recueillir les renseignements lui permettant d’identifier les besoins du client et lui proposer le produit qui lui conviendra le mieux (article 27 de la Loi sur la distribution de produits et services financiers).

Pour diminuer le coût de la prime, vous ne souhaitez pas ajouter l’avenant contre les refoulements d’égouts à votre contrat d’assurance habitation? Votre agent ou votre courtier en assurance de dommages doit ainsi vous conseiller et vous informer des conséquences possibles découlant de votre décision. Dans cet exemple, son rôle est de vous dire que les dégâts causés par l’eau sont aujourd’hui la première cause des réclamations en assurance de dommages et représentent plus de 50 % des indemnités versées chaque année par les assureurs au Québec.

Vous hésitez à ajouter l’avenant pour tremblements de terre à votre contrat? Là encore, votre agent ou votre courtier en assurance de dommages pourra vous aider à prendre votre décision en vous informant des conséquences possibles si vous ne souscrivez pas cette protection.


Une répartition de risques en perpétuelle évolution

Il y a cinquante ans, au Québec, les assureurs se préoccupaient peu de refoulement d’égout. À l’époque, ils se concentraient sur le risque incendie. Aujourd’hui, l’augmentation des dégâts d’eau, l’intensification des catastrophes naturelles et l’émergence de nouveaux risques sont au cœur des préoccupations de l’industrie. Régulièrement, de nouvelles études statistiques sont réalisées afin que les probabilités et le coût moyen des dommages reflètent ces évolutions. L’objectif : permettre à l’assurance de dommages de continuer à jouer son rôle au quotidien, en offrant à chaque consommateur la possibilité de protéger ses biens et d’obtenir réparation en cas de sinistre.

07/04/2017 17:42:26